samedi 24 juin 2017

Heat wave - vague de chaleur

Maintenant que la vague de chaleur est passée, je peux me remettre à une activité intellectuelle - revenir sur le blog après quelques semaines d'absences nécessite d'avoir à partager quelque chose d'extra ordinaire !
J'attendais le moment où le besoin de publier une tranche de vie heureuse s'annoncerait. Ces derniers mois, Londres et le RU dans son ensemble ont été au centre de tristes événements, qui m'ont laissée sans voix.
Place au soleil, qui donne "la même couleur aux gens". Le Lido est un lieu de baignade en plein air, un mouvement né au début du siècle, jusque dans les années 30, où la natation devient plus accessible avec 169 lidos dans tout le royaume.
A deux pas de chez nous, nous avons cette chance incroyable d'avoir le bassin le plus grand d’Angleterre, construit en 1906, de 100 yards de long et 33 de large.
Oui, comme pour moi aussi, cela n'est pas du tout parlant, je voulais juste faire un clin d’œil à toutes ces références au système de mesure impériale qui restent inaccessible dans les discussions. Je traduis : le bassin mesure 91,4 mètres par 30, ce n'est pas si compliqué ! Ça fait pas mal de mètres cubes d'eau à chauffer...naturellement.
Il faut savoir qu'en 1930, les piscines étaient non chauffées, ce qui explique peut-être pourquoi nous n'avions jamais osé y aller. Ce bassin a été menacé de fermeture dans les années 90, comme d'autres nombreux Lidos londoniens.
De mai à fin septembre, le Lido est ouvert à tous, et toute l'année aux membres des nageurs du club.
A son ouverture en 1906, les femmes n'y avaient l'accès qu'une fois par semaine. En 1931; les baignades mixtes sont autorisées, mais à certaines heures de la journée.
 La température de l'eau peut être assez basse, mais cette semaine, avec le record de chaleur, l'eau à atteint les 24° !
En janvier, le championnat de nage en eau froide y est organisé, (petit reportage ici) et autres plans d'eau à Londres, ici; maintenant la question est , prendre la carte d'abonnement ou pas ?

jeudi 4 mai 2017

Design Museum : une belle adresse

Un musée qui change d'adresse pour réinvestir un bâtiment déjà existant, il fallait aller voir la transformation. 
Anciennement situé au bord de la Tamise, le Musée du Design a déménagé pour ouvrir ses portes en Novembre, après de 5 ans de travaux. Le bâtiment d'origine datait des années 60, et avait été inauguré en 1962 par la Reine Elisabeth  pour promouvoir le Commonwealth, un projet débuté en 1888 par la Reine Victoria,  qui tenait particulièrement à montrer l'ampleur des ressources et des territoires hors de la Grande Bretagne et "comment vivait le reste du Royaume". 
Dans les années 1990, le coût de l'entretient de l’institut devient trop élevé et le bâtiment reste inoccupé pendant près de 10 ans.
L'espace est aujourd’hui multiplié par 3 par rapport à l'ancien site. En y entrant, on est vite impressionné par les volumes. De l’extérieur, le Musée n'est pas encore totalement mis en valeur. 
L'exposition permanente propose une rétrospective des objets cultes et des faits marquants dans l'histoire du design. Une frise chronologique est placée en entrant.
Pour débuter cette promenade dans le temps, une installation attire pas mal de visiteurs avec des objets rassemblés à la manière d'un inventaire à la Prévert. Des personnes ont été interrogées pour donner une marque d'objet qui leur apparaissait comme "marquante". 

On y retrouve pas mal de marques qui font référence à la culture britannique, mais pas uniquement. En avançant dans l’exposition, des logos, objets, marques emblématiques nous reviennent à l'esprit, et on découvre des explications sur l'envers du décor, comme les polices de caractère utilisées, la création des panneaux de signalisation (chaque pays a son propre design), comment la création des cuisines équipées a révolutionné l'intérieur des maisons...Les objets sont présentés sous 3 angles : celui du créateur, du constructeur et de l'utilisateur.
Un lieu à garder en tête pour la programmation des expositions, avec en ce moment, la Russie, l'architecture et la propagande. 

dimanche 30 avril 2017

Giant bubbles - buller est recommandé par l'OMS

Dans un parc d'Annecy, nous avions observé pas mal de temps cet homme qui proposait aux passants un bâton avec un pot de liquide savonneux en échange d'un petit don. Sur son tableau noir, il avait écrit : "Buller est recommandé par l'OMS !"
De retour à Londres, l'idée a fait son chemin, (dans la tête de mon bricoleur), voici quelques belles bulles de notre dimanche après-midi !
Pour réaliser ces bulles géantes, il faut mélanger de la glycérine, du liquide vaisselle, de farine de maïs et un peu de levure chimique. Pour les proportions, voir la recette plus bas. Il faut trouver deux bâtons, nous avons utilisé des tuteurs coupés aux dimensions adulte et enfant, deux petits crochets à visser, un boulon pour faire du poids, puis de la ficelle de coton pour la nouer conformément à la photo ci-dessous. Pour la réussite de la potion magique, tout dépendra de la force du vent, du soleil, du temps de repos (quelques heures à une nuit). Bullez bien !
La recette des bulles géantes :
6 cups d'eau  / water
1/2 cup de liquide vaisselle concentré vert / washing up liquid
1/2 cup de farine de mais / corn flour
1 tbs de levure chimique / baking powder
1 tbs de glycérine 
Last time we went to France, back from the Alps, we stoped in Annecy for a couple of hours. A young man was offering a giant bubble kit to anyone willing to try, for a small contibution. He had a note on his chalk board "Making bubbles should be recommended by the World Health organisation", a play on words hard to translate, because "making bubbles" in french means doing nothing !
Back to London, the kit was ready within the next weekend after a small internet research (my favourite handyman is always keen to try new DIY projects !).
The recipe is not as simple as we thought, you will need to add a bit more than washing up liquid (Fairy green concentrate), corn flour, baking powder (not baking soda) and glycerine ! Some sticks and cotton rope, two hook screws and a bolt to keep the rope vertical and avoid knots.
Whether they are unpoppable or not will depend on the magic potion you will manage to get, the amount of wind, sun and how long you leave it to rest (few hours to a night). Happy bubble making ! 

dimanche 16 avril 2017

Easter egg hunt 2017 @ the bowling green

Cette année, nous étions de retour de vacances juste à temps pour faire une chasse à l’œuf sur l'herbe verte du terrain de bowling. Les parcs ont souvent leur terrain de "boules sur gazon", une sorte de pétanque, avec des codes plus élégants que notre jeu à nous. Les joueurs sont tous habillés en blanc et les terrains sont impeccablement tenus, les règles assez compliquées !
Cette chasse est donc non-autorisée, mais elle s'est organisée 1h avant avec les copains frenchies (les seuls qui marchent sur la pelouse interdite), avant que le ciel ne se couvre. Ici, on ne prend pas de risque en matière de météo, il ne faut pas hésiter trop longtemps.
D'autres chassex aux oeufs dans le blog : 
en 2012, les 200 oeufs de la "chasse urbaine"
en 2013, la rencontre avec le lapin de Pâques !

jeudi 6 avril 2017

April's fool

Le mois d'Avril est arrivé - comme tombé du ciel - avec une rapidité presque effrayante. J'ai toujours en tête l'expression "En avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai, fais ce qu'il te plaît".
Le printemps à Londres est une saison très belle avec les arbres en fleurs dans tous les parcs, les couleurs éclatantes sortent de l'hiver.
Les enfants sont partis en vacances de leur côté (!). Je reçois la visite d'une amoureuse des voyages qui connaît déjà Londres comme sa poche, avec la particularité d'aimer la couleur !
Nous commençons par une belle journée dans différents quartiers du centre pour une petite piqûre de rappel. Un petit tour du côté de la place Saint Christopher's, les terrasses au soleil et la sculpture végétale de l'artiste Anna Garforth. Juste à côté le grand magasin Selfridges célèbre les 50 ans du grand classique "baked beans" et a transformé sa vitrine aux couleurs de la boîte de conserve !
Nous rattrapons Carnaby Street et ses rues piétonnes, pour déjeuner au Comptoir Libanais. Nous décidons pour le lendemain de rejoindre le bord de mer, pour profiter du soleil à Brighton un jour de semaine !
Les lanes qui mènent depuis la gare jusqu'au bord de la mer nous prennent un petit moment avec tout ce décor éclatant, vitrines, street art...sous une chape de brouillard.
Pendant ce temps...grand soleil à Londres et dix degrés de plus, la blague ! Nous n'avons compris la supercherie que lorsque le train du retour a transpercé les nuages et nous a laissé découvrir les belles couleurs du soleil couchant.