mercredi 5 août 2015

Tu sais que tu es "rentrée" en France quand...

 
Les vacances en France s'imposent tout naturellement, chaque été. On sait qu'on est "rentré" dans notre cher pays d'origine quand :
- On a hâte d'aller faire les courses au supermarché ou, mieux, au marché

Jeanne joue à la marchande
- On rentre dans les librairies avec impatience, juste pour flâner ou acheter des journaux ou des livres (sans oublier Super Picsou Géant)
- Pareil pour la boulangerie, pour le pain et autres spécialités locales !
- On écoute la radio en voiture, les émissions d'été de France Inter nous passionnent
- On peut chanter sur presque tous les tubes de Michel Berger, Bashung  ou autres chanteurs des années 80.
- Nos enfants découvrent nos musiques (nous aussi on peut chanter sur des refrains)
- Nous partageons avec eux nos souvenirs d'enfance...les jeux de plein air, le sirop à la menthe et les goûters de Lu !
- On leur apprend du vocabulaire, comme Profiteroles, Sacristain, ou Pogne
tirer à l'arc et faire ses propres flèches

- Ils découvrent la monnaie en euros, la météo des plages et le journal télévisé (apprennent le phénomène du chassé croisé des vacanciers, le terme Juilletistes et Aoutiens et autres reportages sur l'indice de crème solaire)
- On leur choisi un beau cahier de vacances chaque année - qu'ils remplissent deux fois (on essaie d'améliorer les petites lacunes grammaticales et orthographiques). Les coquins se jettent sur les pages d'anglais...
- On aime les conseils du pharmacien et ceux du généraliste qui a tout son temps

Suite au prochain épisode...

vendredi 17 juillet 2015

Amazing British schools !

Le projet "Sleep over (at School)" a mobilisé toutes les maîtresses de l'école après leur journée de travail. Elles ont choisi le vendredi et ont enchaîné avec cette soirée spéciale suivi du petit déjeuner du lendemain : une journée à l'école de 24h !

Les professeurs des Ecoles qui liront ce post pourront mesurer l'ampleur de ce projet. En effet, après une semaine de travail, comment ENVISAGER de rester dormir sur son lieu de travail avec les enfants pris en charge de 18h à 8h le lendemain ? Si je remonte à mon enfance, je n'aurai jamais VOULU dormir à l'école !
L'équipe des enseignantes et la directrice ont elles aussi installé leur sac de couchage (la directrice a  mis un lit de camp dans le couloir !), comme l'ensemble des classes de GS à CE1, avec un taux de participation record. Les enfants ont vécu un souvenir mémorable, avec des jeux spéciaux organisés dans la cour et un petit goûter du soir, pour £20 par personne. La somme a été versée à une cause très chère à l'école.
L'association Abbie's Army lutte contre un cancer rare qui a touché une petite fille de l'école il y a 4 ans. Elsie était une petite fille de la classe de notre aînée quand elle fut diagnostiquée. En quelques mois, la tumeur l'emporte (gliome infiltrant du tronc cérébral (DIPG), une tumeur incurable).

Depuis, Elsie reste présente au travers d’événements caritatifs sportifs dans lesquels certains enfants participent (montent des pages de sponsoring) ou des mamans qui se lancent des défis comme un marathon et lèvent aussi des fonds pour des associations de leur choix.
La mobilisation des parents de l'école est assez impressionnante pour nous, parents étrangers. Nous avons découvert avec une certaine fascination une communauté autour de l'école. L'histoire d'Elsie a bien-sûr tissé des liens, une entraide fut organisée à l'époque (tour de rôle pour apporter les repas de la famille). L'esprit d'appartenance est significatif dans la culture britannique. On l'observe avec l'importance donné aux uniformes, ou autres codes vestimentaires sur les terrains de sport...

Le sport est une activité qui rassemble l'école et les parents lors de l'incontournable Sport Day annuel. Les enfants sont répartis en équipes inter-classes par couleurs et participent à différentes épreuves "bon enfant", comme une course en sac, une course avec une cuillère et un oeuf à transporter, une autre où il faut s'habiller vite...etc. Le public est constitué de parents invités à "sécher" leurs activités professionnelles.

Il y a aussi Des courses pour les parents, comme ci dessous celles des mamans, où il règne une bonne ambiance ! Nous sommes toujours surpris par le taux de fréquentation, en pleine journée !

Une pause estivale est la bienvenue, car l'agenda des enfants et celui des parents est chargé pendant le reste de l'année. Les vacances scolaires commencent aujourd'hui ! Excellentes vacances (petites ou grandes) à tous.


lundi 13 juillet 2015

Cycling vs Therapy

Aujourd'hui, crachin oblige, je suis à pied, c'est un moyen de prendre le temps pour regarder un peu mieux la rue. Il y a toujours ces petits messages que j'affectionne particulièrement, surtout provenant de mon magasin de vélo préféré.
C'était il y a maintenant un an. Je prenais en photo mon nouveau vélo en espérant qu'il ait une longue vie. Depuis, le modèle a fait des émules et a encore plus de beaux coloris à proposer !
Le magasin organise des cours de réparation et même des cours de remise à niveau pour ceux qui reprennent leurs deux roues en main !
Bonne semaine !

#sunglowyellowbirdie #bobbinbirdie #bobbin

mercredi 8 juillet 2015

Serpentine Pavilion 2015


Depuis 15 ans, la galerie Serpentine de Kensington Gardens organise un événement temporaire très attendu. 
Chaque année de juin à octobre, un artiste est invité à investir un espace voisin de la célèbre galerie d'art, accessible gratuitement. Les architectes ont carte blanche pour imaginer leur "pavillon", et si les matériaux utilisés sont toujours très différents, ils visent tous à ouvrir ce lieu au visiteurs qui sont libres d'évoluer à l’intérieur.
Le pavillon est un espace en mouvement, où les gens sont libres d'aller et venir, et souvent de s'y installer. L'exposition temporaire propose un petit café à l’intérieur, un lieu de rencontres où on peut prendre son temps. Cet espace installé au cœur d'un des plus grands parcs de Londres, est accessible à tous, à pied, en poussette, en trottinette etc (liste à poursuivre).
L'oeuvre est signée Jossé Selgas and Lucía Cano un couple d'architectes espagnols qui, à eux deux, ont crée Selgascano

Ils présentent un pavillon coloré, tout en transparence, avec des jeux de reflets et de matières d'une forme assez indescriptible ! Une chrysalide, une toile tissée à la manière d'une toile d'araignée, des jeux de lumière qui rappellent les vitraux, le pavillon de cette année offre des perspectives très différentes selon l'endroit où l'on se trouve. On y entre par plusieurs ouvertures. Une chance ce jour-là, la lumière projette sur le sol des effets spectaculaires. Il faudrait presque revenir plusieurs fois pour observer les changements de temps et d'éclairage.
La nuit, le pavillon est éclairé pour certains événements qui ont lieu à l'intérieur, concerts,soirée poésie, danse, consultez ici la programmation du Park Nights.

En attendant l’édition 2016, passez par là, le détour en vaut la peine !
PS : Merci à Muguette d'avoir partagé ce moment-là avec moi (retrouvez Muguette ici, et ici ou encore ici), cette fois-ci, pas de soucis avec les calories !
Serpentine Pavilion 2015
Source

lundi 15 juin 2015

Expatriation - l'étape du retour / A countrywalk with good friends (before they leave)


Une expatriation dure un temps défini à l'avance ou indéfini, c'est donc un nouvel espace-temps à apprivoiser, marqués par des étapes. Après des préparatifs à distance qui semblent interminables, un parcours semé d’embûches, une dernière ligne droite...et il y a l'arrivée !

Ce temps du "début" est chargé, il faut tout mettre en place : la vie quotidienne (logement, téléphone, branchement internet, électricité et gaz); la vie des enfants (écoles, activités) et celle des adultes (travail et activités sociales). Arrive ensuite le temps des rencontres et des découvertes. Beaucoup, tout d'un coup !

Puis vient la question du "retour" pour certains, une question qui est souvent abordée par la famille ou les copains restés en France (qui s'impatientent !). Pour d'autres, s'il n'y a pas de "date limite" liée à un contrat d'expatriation, la question du retour se pose de temps en temps. Ce sont des décisions liées au travail, ou à d'autres facteurs (le logement à Londres, le choix de scolarité..), décisions compliquées parfois...Il faut tout planifier dans le sens inverse, pour ré-intégrer son pays (ou un autre), en avant l'aventure pour de nouvelles démarches administratives sans oublier l'étape des cartons !

Le moment est venu de se dire au revoir : les amis annoncent leur "farewell party". Leur projet devient concret. Et pour cette petite bande-là, sur les photos, la fin approche...
Avec ce départ, c'est une tranche de vie que nous avons partagée au UK qui s'achève...Ces quatre blondinets ont commencé l'école primaire anglaise en même temps (dans deux quartiers différents de Londres). Ils ont appris l'anglais en "immersion" et ont y vécu des moments clefs de leur enfance. Parallèlement, ces petits français scolarisés en école anglaise se retrouvaient de temps en temps, pour des moments de découvertes de Londres en famille et souvent dans la belle campagne anglaise.
Ils sont nos copains de balades, de jeux, de bêtises, de vacances par tous les temps, ici ou ailleurs, d'échanges en franglais, de complicité...Alors, un dimanche de juin, nous avons fait une dernière balade ensemble dans le Sussex, avant d'aller découvrir leur belle région du Sud de la France ! 








Retrouvez le blog de Delphine From the Riviera to the Smog pour lire leurs aventures si vous avez raté le début !

mercredi 10 juin 2015

A secret garden...Chelsea Flower Show en miniature !

Le hasard me conduit ce jour-là sur King's Road, chez Designers Guild, un avantage quand on circule à vélo dans Londres, même pressé, il y a toujours quelque chose à observer en chemin ! 
Chelsea est un de ces quartiers qui répond à tous les clichés qu'on se fait d'une ville comme Londres, grandes maisons à colonnes d'un blanc immaculé, petits jardinets fleuris, haies parfaites, voitures de luxe garées devant,  alignement de façades couleur layette, sans oublier les squares privés réservés aux quelques "happy few" qui en ont la clef.
Le renommé  RHC Chelsea Flower Show (Royal Horticultural Society) a lieu tous les ans au mois de mai dans le quartier du même nom, où les vitrines des boutiques fleurissent en même temps que les jupes raccourcissent. La nature est une source d'inspiration dans ce pays qui prend soin de ses jardins et parcs tout en étant aussi fort en matière d'excentricité.
La créatrice anglaise Trica Guild. a choisi de créer un jardin "secret" dans l'arrière-cour de sa boutique principale (tissus en lins/ linge de maison/ meubles et accessoires de la table). Essayez, si vous le pouvez, d'entrer dans son univers, même sans rien acheter. Son style unique est source d'inspiration : les couleurs et les motifs fleuris la caractérisent depuis les années 1970 sont devenus de grands classiques (dans un autre genre, Laura Ashley laisse aussi son empreinte dans les intérieurs anglais, tout en vivant dans le Nord de la France où elle vécu 15 ans).


 Ce jour-là, je découvre le projet éphémère de Trica Guild, qui profite du Flower Show pour ajouter des touches de nature dans sa boutique. Elle fait tout "naturellement" appel à Juliet Glaves, une fleuriste et artiste formée à la Saint Martin's School (Ecole d'Arts réputée mondialement). Elle se passionne pour les fleurs coupées jusqu'à en cultiver dans sa propriété; et se fait connaître par ses bouquets peu travaillés type "fleurs du jardin".
L'aménagement du patio du magasin (les mètres carrés à Londres sont exploités dans les moindres recoins) est tout simplement parfait !


                  

jeudi 4 juin 2015

A Trip to Greece - a splash of colour * Voyage en Grèce : le plein de couleurs

Une semaine de vacances fin mai, c'est une spécificité anglaise que nous avons adopté avec plaisir, le bonus de l'année, l'occasion rêvée pour visiter des pays hors de la foule estivale (et avec les tarifs de la "moyenne" saison, sauf pour l'avion car tous les anglais sont en vacances !).
Nous aimons beaucoup les îles et avons choisi la Grèce et deux des îles Saroniques. Hydra et Spetses, des îles de petite taille situées entre 1h30 et 2h30 d'Athènes en Flying Dolphin (grosse déception pour les enfants en voyant arriver l'hydroglisseur vert pomme).
Ce petit port de carte postale où l'on circule uniquement par bateau-taxi ou à dos d'âne est un lieu rare, niché au creux d'une chaîne de montagnes qui tombe dans la mer. Du bateau, le village n'apparaît que lorsqu'on entre dans la baie, comme un secret bien gardé. J'espère que mon amie qui m'a si bien conseillée ne m'en voudra pas d'avoir dévoilé ici ses bonnes adresses, ce have paix.












Nous quittons ensuite notre pension familiale et le charme de cette île aux eaux cristallines et aux arbres en fleurs odorants - jasmins, lauriers roses, hibiscus, bougainvilliers flamboyants, pour découvrir Spetses, une autre île voisine. La barre est haute !

L'ambiance y est différente, par ses mélanges de paysages et son aspect plus varié, entre les forêts de pins, les plages accessibles par une route de corniche et l'unique village, son port et une marina plus excentrée, aux restaurants et petites tavernes les pieds dans l'eau.
Des armateurs fortunés ont fait construire de magnifiques propriétés, une réplique des palaces de la Riveria a été construite en 1914, le Poseidonion, vestige d'une industrie très prospère toujours en activité.
Aujourd’hui, l'île est la résidence d'été de certains Athéniens; dont certains envoyait leurs garçons en internat au collège chic "Anargirios Korgialenios", inspiré de l'école anglaise renommée Eton. Elle permit à une élite grecque de se former - elle a fermé ses portes depuis - comme certaines propriétés abandonnées dont on devine un passé révolu.

La côte est très peu construite et même déserte en semaine - vu la beauté des plages, on a eu du mal à l'imaginer autrement. A partir du samedi, l'arrivée des yachts venus de toute la méditerranée offre un changement radical dans la fréquentation et la petite marina prend des tournures de côte d'Azur. On comprend qui fréquente les boutiques de luxe très représentées.
Contrairement à Hydra, l'île peut être contournée par une route très agréable (les vues sont superbes), à scooter ou à vélo (rares voitures autorisées sur l'île). Les enfants sont montés à l'arrière sur nos scooters, les seules personnes de l'île à porter un casque ! On reconnait les touristes !





On prend du bon temps !
Un grand merci à Fabienne