dimanche 6 avril 2014

J'ai vu les Beatles en concert !

The Bootleg Beatles og DR
En 2014, à Londres, plus précisément dans la mythique salle du Royal Albert Hall, il est possible de voir les Beatles en concert. 
Ce n'est pas un poisson d'avril !

J'étais un peu sceptique à l'idée d'aller voir les (Bootleg) Beatles ce soir-là et j'avoue que la salle m'a fortement influencée : le Royal Albert Hall  promet toujours un moment exceptionnel. Ce lieu circulaire construit pendant le règne de Victoria, en hommage au Prince Albert parti trop trop, est célèbre pour son toit de verre, son orgue et ses artistes du monde entier qui s'y produisent.
Bootleg Beatles se traduit par les "Beatles piratés" : il faut un sacré culot à ces quatre "sosies" des Fab Four pour se produire depuis 34 ans dans de nombreux pays ! Ils ont fait plus de tournées que les Beatles eux-même...de quoi éveiller un peu la curiosité à mon retour du concert...
Le spectacle commence très calmement, les musiciens sont pourtant habillés en parfait Beatles à leurs débuts. Costumes sobres et cravates fines, coupes de cheveux caractéristiques, on s'y méprendrait. Des images d'époque sont projetées pendant tout le concert, la musique (live bien-sûr) est très bonne, les voix sont vraiment proches des "vraies". Les musiciens adoptent les mêmes postures, jouent avec les instruments et des ampli d'époque et vont jusqu'à imiter leur accent de Liverpool !
Le concert (assis) donne vite envie de se lever et de danser - c'est fou ce qu'ils ont fait comme tubes - on retrouve parmi les spectateurs toutes générations, peut-être moins de jeunes que de vieux...
Le groupe fait quelques dédicaces pendant la soirée, notamment à un monsieur du public qui fête ce soir-là ses 85 ans.
A chaque fois qu'ils communiquent avec le public, ils ont une petite phrase humoristique qui prouve qu'ils ne se prennent pas au sérieux.
Ils ont su conquérir des artistes contemporains Rod Stewart, Simple Minds, David Bowie...
En 2002, Les Bootleg Beatles sont invités pour l'anniversaire de règne de la Reine.
Pendant le concert, la période psychédélique des années 70 est la plus réussie, un orchestre a rejoint le groupe, revêtit d'uniformes militaires colorés. Place à Lucy in the Sky with Diamonds...et 
All you need is Love !

"While My Guitar Gently Weeps" est un titre que le chanteur réussit à interpréter avec une belle émotion. "Hey Jude" et beaucoup d'autres morceaux seront repris par le public, pour une fois, on connait aussi les paroles !
"They may not be the fab four, but they’ve done what most tribute acts could only dream of."

vendredi 28 mars 2014

Il y a 4 ans...4 years ago...

                      
Après 15 jours d'absence bloguesque, voici l'occasion de parler du logement à Londres, un sujet qui est latent pour tous les locataires ici... Le "ronron" de notre vie quotidienne a été chamboulé par l'annonce de la rupture de notre contrat.
Une famille qui s'installe à Londres découvre un monde tout à fait nouveau, où il faut apprendre à se familiariser avec le vocabulaire et des pratiques quelque peu "insolites".

Trouver un quartier(et pouvoir y rester): 
Nous avions basé nos recherches sur un excellent guide écrit par des mamans expatriées, l'Expat Guide, qui classe les différents quartiers de Londres avec des conseils pratiques. Avec le recul, il y en a bien d'autres et beaucoup plus abordables en terme de loyers, mais plus éloignés du centre. Nous avons fait le choix d'abandonner les transports en commun pour le vélo. Pour cette fois, nous avons été directement en contact avec les agences et en même temps sur les deux principaux sites de recherches Zoopla et Rightmove (à notre arrivée, nous avions bénéficié des conseils d'un service de relocation). Les annonces sont pleines d'adjectifs des plus optimistes pour présenter un appartement dont le sol est recouvert de moquettes douteuses, avec des pièces petites et sombres et minuscule jardin sans gazon (accompagnées de photos prises au grand angle). A fantastic three bedroom end-terraced house, with impeccable style and taste, /.../ this exquisitely presented three storey Victorian family house /.../ including a stunning extended kitchen, and a stylish, easy to maintain west facing garden...

Trouver une école :
Le système éducatif a quelques différences majeures au niveau pratique.
L'enfant entre à l'école primaire à l'âge de 4/5 ans (Reception class, puis Year 1, Year 2...etc), s'il est né entre le 1er septembre et le 31 août de l'année suivante.
L'école a lieu 5 jours sur 7 de 9h à 15h30, sans pause au milieu de la semaine ! Une  révolution en France serait nécessaire pour faire du mercredi un jour comme les autres...
Tout le monde mange à l'école, avec, au choix, le school dinner (le repas du midi, cherchez l'erreur) ou repas froid fourni par les parents (la lunch box). Personne ne rentre à la maison pour le déjeuner !

Trouver un logement :
Nous avions trouvé la perle rare, mais c'est désormais du passé après 4 ans d'une sédentarité inhabituelle pour le quartier.
La première fois que nous cherchions, l'affaire n'était pas simple car il fallait le faire de France. Un rien stressant quand on commence à comprendre que la distance entre le domicile et l'école est cruciale. Pour aller dans une école publique "populaire" il faut habiter à quelques centaines de mètres pour y avoir une place. Les prix des loyers évoluent en fonction de la demande, ce qui rend l'installation assez complexe, car pas de logement dans cette fameuse zone de "catchment" = pas l'école de votre choix.
Le council de votre borough place alors votre enfant dans une école non "oversubscribed", qui a des places libres - parce que personne ne les veut.
Les locations sont nombreuses, car le marché est ultra dynamique. Certaines familles déménagent tous les ans ! Il y a plusieurs raisons à ce phénomène de logement de courte durée : le départ peut être imposé ou volontaire, avec un pré avis de deux mois en général. Les contrats sont basés sur des périodes (selon le type d'accord au départ) entre 6 mois à 2 ans. Si on trouve mieux ailleurs parce que le logement n'est pas satisfaisant, si on veut se réinstaller en France, ou louer avant d'acheter, les break clauses sont primordiales pour garder toutes les chances de son côté. Ici, les propriétaires sont bien protégés mais ajoutant quelques clauses spécifiques, les deux parties y trouvent leur compte.
Pour l'heure, notre nouveau contrat est prêt après pas mal d'allées et venues entre le landlord et nous ! Il comporte de nombreux aménagements (une clause pour le chat, une clause de rupture de contrat au cas où on serait assez fou pour acheter un toit, etc...) Il est prêt à être signé (si on a le courage de vérifier de nouveau les 20 pages, qui contiennent même un petit "glossaire"à la fin).
Bon Week end. On va souffler un peu. Avant les cartons.


mardi 11 mars 2014

Rain, rain, go away !


Les anglais savent être philosophes en matière de mauvais temps. La pluie anglaise réputée a fait parler d'elle récemment; avec des taux records de précipitation et une montée des eaux inhabituelle.
 Voici comment la pluie et le vent ont pris place dans les boutiques ! Les vitrines des magasins mettent toujours en avant les fêtes et les saisons qui passent...avec cette touche british de créativité.
Le célèbre magasin James Smiths and Sons, une institution londonienne (53 New Oxford Street
London )!
A Spitalfield Market, boutiques, stands de brocante selon les jours, (Métro : Liverpool street) les parapluies sont exposés ouverts, modèles à froufrou ou carte du monde !
La plus créative : ce montage de 4 parapluies formant une photo (chez Fat Face). En ces premiers mois de l'année 2014, les wellies sont partout (petit nom doux pour bottes de pluie).
Dans le répertoire des écoles maternelles, "Rain, rain go away" n'a jamais été aussi chanté ! Espérons un beau printemps maintenant...les tongs sont déjà de sortie !
Source illustration : ici

mercredi 5 mars 2014

My beautiful Laundrette


Une envie de changement ? Qui n'a pas eu envie de couper ses cheveux et essayer la frange ?
En promenade dans le quartier, j'ai profité du soleil pour faire un nouveau portrait de ma grande fille, 10 ans cette année (sa plus grande cousine vient d'avoir 18 ans et passe le bac dans quelques mois.)
Et vous, la frange, avez vous testé ?

vendredi 28 février 2014

Lunch in the City

L'avantage d'avoir plus de vacances que les autres est de pouvoir aller voir les copines sur leur lieu de travail ! Le fait de ne pas travailler dans un bureau exerce chez moi une fascination pour ce quartier de Londres. Avec ses grands immeubles modernes (ici le "Gherkin" building appelé "le cornichon"), ses églises cachées et d'autres vestiges du passé, les rues sont peuplées de hommes et de femmes aux costumes foncés qui marchent d'un pas rapide, c'est un monde à part. J'y vais pour l'heure du déjeuner et on peut vraiment dire qu'il y a de très bonnes adresses. 
Entre l'église St Mary le Bow et sa crypte transformée en petite cafétéria pour les habitués, les petites cantines de cuisine du Monde - japonaise, comme ce jour-là avec les enfants, Kurumaya et son plateau tournant, ou encore un repas dans les hauteurs du bâtiment crée par Jean Nouvel, le One new Change, sans oublier la très belle galerie de Leadenhall market et ses nombreux restaurants; ma copine Coco propose d'aller faire un tour du côté de Spitalfiled market (métro : Liverpool Street)

Aujourd’hui, ce sera un grand bol vietnamien Bo Bun pour nous deux, chez Pho, petite enseigne qui a quelques restaurants dans Londres. 
L'ambiance est encore calme quand nous arrivons. Il suffit d'un excellent un jus de fruits frais, au citron vert, à la pomme et menthe pour nous transporter hors de l'hiver.
Nous quittons Pho pour prendre un café à la minuscule terrasse de Verde and Compagny, un adorable petit salon de thé qui mérite le détour. 
Ce café/épicerie propose des petits déjeuners dès 8 heures; salades; soupes et quiches le reste de la journée. Des petits cadeaux, comme le chocolat belge Pierre Marcolini pour les connaisseurs !
Bon week end à tous !

lundi 24 février 2014

L'école anglaise mode d'emploi !

Première rencontre avec la Lolli pop lady !
L'école primaire française est un vieux souvenir depuis le temps que je l'ai quittée. La perspective de permettre à mes enfants de connaître une école différente m’enchantait.
Aujourd'hui, après 4 rentrées scolaires et un article sur les + et les -, je propose de retracer le chemin parcouru depuis la question posée par notre fille : on rentre quand ? après quelques mois passés dans sa nouvelle école.
Nos enfants parlent deux langues, ce qui donne lieu à de nombreuses anecdotes linguistiques et identitaires. La traversée de la Manche suffit à les remettre dans le bain de leur langue maternelle - et de notre côté du Channel, il faut lutter pour conserver un français correct à la maison. Un comble quand on entend toutes les copines de France chercher des séjours linguistiques.
Au départ, les différentes options qui s'offrent aux candidats à l'expatriation sont assez complexes : école anglaise, française, bilingue, publique, privée (pour la nursery uniquement, l'état participe aux frais pour les enfants à partir de leur quatrième année, Early Year grant). L'entrée à l'école à temps plein se fait uniquement à l'âge de l'entrée en Reception, entre 4 et 5 ans...Les structures d'accueil avant cet âge-là sont nombreuses (nursery, playgroups), mais privées donc chères et/ou n'accueillent les enfants que quelques heures. Les mamans françaises déchantent !

1.Les préparatifs : le casse-tête
Préparer son installation en Grande Bretagne nécessite de faire un choix d'enseignement. L'éducation anglaise m'attirait autant pour la langue que pour la pédagogie. Il a fallu bien identifier les écoles publiques des quartiers que nous avions retenus (rapports des inspections disponibles en ligne, les fameux OFSTED reports) et ensuite trouver un logement dans la "catchment area" - zone calculée à vol d'oiseau entre votre domicile et l'école, à peine 200 mètres dans certaines écoles !
Pour m'aider dans ma recherche, j'avais un livre de chevet que j'ai lu et relu L'expat Guide. Grâce à sa présentation par quartier, j'ai pu me repérer dans Londres, évaluer les coûts, pour ensuite préparer une visite sur place, avec différents rendez vous dans les écoles/nursery de mon choix.
Les visites m'ont immédiatement séduite.
De salle en salle, je découvrais des enfants qui jouaient dans un orchestre, faisaient du sport, évoluaient dans des classes très décorées, un piano dans le hall...Les enfants français étaient sollicités pour nous faire la visite et on sentait que les enfants prenaient la parole avec beaucoup d'assurance. Les récits des parents qui évoquent comment leurs enfants se sont épanouis dans la chorale ou dans la comédie musicale de fin d'année; tout cela était très encourageant.
Objectif : ne pas paniquer !

Spectacle de la classe de Nursery à l'occasion des JO

2.Bienvenue dans une communauté :
Pour une petite fille de presque 6 ans ne parlant pas un mot d'anglais, l'accueil des enfants de la classe fut étonnant, les uns se proposant de l'aider, d'autres l'invitant à jouer (les fameuses playdates), puis au fur et à mesure se réjouissant de ses progrès pour s'exprimer ! Well done mummy fut les premiers mots qu'elle utilisa à la maison. En revanche, pour les enfants plus âgés, les premiers mois peuvent être éprouvants. Sans parler la langue, les enfants sont "coupés" du reste du groupe et ont du mal à retrouver le même niveau de "socialisation" qu'avant.
Leur classe fonctionne comme une communauté : les élèves entrent en Reception (Grande section/CP) et ne quittent pas le groupe avant l'entrée en 6ème. Au début, c'est merveilleux toute cette cohésion des parents et des enfants ! Les parents délégués sont chargés de créer des événements pour se rencontrer, comme par exemple, le matin, après avoir déposé les enfants, rendez vous au coffee morning chez l'un d'entre eux. Très important au début pour s'infiltrer dans cette nouvelle culture scolaire !
Du côté des maîtresses, jamais un mot négatif et bien-sûr pas de notes, à peine quelques évaluations à certains moments de la scolarité. Au contraire, on apprend ensemble, et on gagne des "house points" pour son groupe inter-classes et qui deviennent autant de "temps de jeu"en plus.
Objectif : comprendre les codes

3. Apprendre le français aussi
Pour les enfants français de Londres, le CNED propose la formule Royaume Uni qui peut être un moyen de suivre une scolarité dans leur langue maternelle. Certains quartiers ont des "petites écoles" le samedi qui proposent des cours de 9h à 12h. Nous avons choisi un regroupement au sein de l'école (rare) qui propose deux fois trois heures par semaine, après la journée (temps scolaires 9h/15h30 du lundi au vendredi). Le groupe est animé par des "accompagnateurs" enseignants qui assurent les cours du CNED, reste à envoyer les devoirs et suivre à la maison un programme parfois peu adapté aux enfants vivant à l'étranger.
Dès l'inscription en ligne, on y perçoit la complexité administrative propre aux institutions françaises. La motivation de nos petits bilingues est aussi forte que le désespoir des parents devant le site ou, plus tard, lors de l'enregistrement des fichiers oraux (des poésies, par exemple)...Apprendre sa langue maternelle à distance n'est pas long fleuve tranquille quand on y ajoute la scolarisation en anglais, les devoirs dans les deux langues, sans compter les méthodes d'apprentissages différentes (voir ici comment on apprend à lire par les sons associés aux gestes).


4.Les différences culturelles
Et puis, comme dans tous les systèmes, on apprend à décoder les us et coutumes. Les groupes de niveaux, les devoirs adaptés à chaque groupe, les tuteurs privés dès le CE2, la compétition est bel et bien présente. De nombreux certificats sont remis aux enfants,  des titres honorifiques à la pelle comme le super speller, (champion en orthographe) star of the week...Pour favoriser l'apprentissage d'une belle écriture (nouveau dada dans les programmes cette année), il y a le pen licence, le droit d'écrire avec un stylo plume; les bons comportements sont listés sur des smiley face board, l'enfant méritant devient la star of the week...Toutes ces récompenses mettent en avant les progrès d'un enfant ou ses réussites sportives et artistiques. On cherche à encourager toutes sortes de compétences, ce qui est très différent de l'esprit français, qui reste plus axé sur les matières académiques.
L'école publique de notre quartier a la particularité d'être dirigée par un directeur et un comité de parents, une grosse différence, par rapport à l'école de mon enfance ! Il y a régulièrement des questionnaires pour connaître l'avis des parents. Ils sont aussi très sollicités pour récolter des fonds - tout en s'amusant (première fois qu'on nous propose un verre de vin pour la réunion de parents !).
L'école est un lieu social. Les parents délégués des classes organisent leur "fundraising event" ayant lieu dans le bâtiment et ils ont  beaucoup de succès. Les parents ont leur mot à dire et un rôle pendant les temps scolaires, nombreuses propositions de volontariat pour aider à la lecture ("parrainage" d'un enfant chaque semaine, le reading partner) ou pour l'enseignement du français dans la classe de votre enfant. Il faudra d'ailleurs remplir le formulaire de vérification de votre casier judiciaire CRB (Criminal Records Bureau)...Toujours basé sur le principe du volontariat, on peut participer sous forme de gâteaux vendus lors des cakes sales...etc.Tous ces événements ayant lieu pendant ou après l'école, sont annoncés dans une newsletter rédigée par le directeur mensuellement ou par la maîtresse chaque semaine, les participations à tous les événements sportifs, caritatifs, sorties éducatives de la classe, sans oublier les parents'drinks, les mums' evenings...
Objectif : à vos agendas !

5.La même classe pendant 7 ans :
La communauté devient trop contraignante pour certains enfants : comment évoluer sainement dans un même groupe d'enfants ?
Si la classe évolue au grès des départs et des arrivées de certains élèves (qui déménagent hors de Londres ou qui partent pour des écoles privées), il reste la majorité des enfants, ce qui n'est pas sans poser certaines difficultés d'entente entre filles...
Le rapport avec l'enseignant : toujours courtois, celui-ci n'hésite pas à vous féliciter aussi, bonne mère attentive aux petits soucis de votre enfant, à vous remercier mille fois d'avoir accepté de venir échanger sur votre enfant qui a eu une attitude inappropriée, comme cette fois où la maîtresse était en pyjama (pour pyjama day) pour évoquer un cas de "bullying" de votre enfant contre un autre enfant - les moqueries sont très mal vues à l'école anglaise.
Objectif : garder son sérieux. Prendre RV avec les enseignants en dehors des 10mn réglementaires des Parents'evenings et poser des questions.

6.La place de l'enfant :
Les relations conflictuelles sont traitées avec sérieux, aussi pour le parent français qui aurait tendance à banaliser, il y a quelques surprises dans la gestion des conflits. Les golden rules sont affichées et connues de tous. L'accent n'est pas mis sur les mêmes choses, ici, on fait appel à l'autogestion, l'autorégulation et la médiation. L'enfant qui est pris en faute, (gestes agressifs ou mots déplacés), doit rédiger une lettre d'excuses. Il reçoit bien-sûr des "punitions", pas de lignes à écrire, plutôt des detentions. Horreur ce mot pour nous les parents français !
Dans la cour de récréation, il y a le frenship bench, pour celui ou celle qui a du mal à trouver un ami. Pour ceux qui veulent lire au rester au calme, un espace leur est reservé, silent area.
Les playground champions, des enfants plus âgés, sont nommés médiateurs et sont disponibles pour aider à régler les conflits.
De retour dans la classe, les enfants remplissent leur formulaire spécial pour le temps de récréation. Ils inscrivent la date, colorie le visage "content, pas content, moyen", avec qui ils ont joué...Aussi, en cas de conflits, les enfants peuvent visualiser sur le tableau si leurs difficultés sont passagères ou installées.
L’enseignant met à disposition la worry box pour faire part des problèmes qu'on rencontre.
Les enfants sont souvent appelés à proposer des solutions eux-mêmes, comme ce concours lancé par le conseil d'école pour améliorer les déplacements dans les couloirs. Les enfants qui le souhaitent peuvent créer une affiche invitant les élèves à marcher en ligne du côté gauche.
Slogan de notre Jeannette, gagnante du concours : "Don't be silly, go slowly" avec des escargots qui gravissent les marches.
Objectif : être créatif (toute la famille). Savoir communiquer avec l'enseignant/ directeur/parents.
Kew Gardens 2011

mercredi 12 février 2014

My name is Paul

Petite visite au Design Museum qui a donné carte blanche à Paul Smith, figure emblématique de la mode britannique pour homme, connu pour ses couleurs, ses motifs fleuris et ses rayures !
L'exposition retrace les étapes de sa vie de designer, sa première boutique ouverte en 1970 à Nottingham, puis la chambre dans laquelle il présentait ses premières pièces (des chemises pour homme); son bureau-atelier d'aujourd'hui est reproduit à l'identique (un joli bazar).
Ses collaborations sont présentées dans un autre espace (l'Austin Mini, la bouteille d'Evian, un vélo, des skis...), et sur les murs de la grande pièce centrale, des milliers de cadres présentent ses sources d'inspirations (photos prises par lui-même, peintures, collages...).
Avec les enfants, le parcours est intéressant car il permet de comprendre comment travaille un designer, l'évolution de son style, sa personnalité de collectionneur his magpie personality.
On découvre que Paul Smith était passionné par le cyclisme et qu'un accident de vélo l'empêcha de poursuivre sa carrière dans le sport, raison pour laquelle on voit des vélos un peu partout dans l'exposition. Son porte-bonheur : un petit lapin !
La collection printemps été 2014 est présentée en vidéo dans une salle sombre, derrière des rideaux...ce qui explique la photo prise ci-dessous !
Une salle au deuxième étage propose une large table avec tout le matériel nécessaire pour compléter des silhouettes pré-dessinées (il faut rajouter le corps). Nous rejoignons un petit groupe d'étudiants concentrés sur leurs croquis. Chaque oeuvre est exposée sur le mur grâce à de grosses pinces. Toujours cet esprit collaboratif !
Et voici la chemise créée par Martin, inspiré par l'exposition.
Et pour finir, on retrouve Paul Smith en grandeur nature pour poser avec ses fans !
L'exposition est une mine d'idées à reprendre pour créer :
- des collages de timbres, de boutons,
- un mur de cadres
- photo-montage de lettres en "corps" "Happy Birthday Paul!"
 Puis on s'arrête à la boutique géniale du Musée; pour regarder les livres, cartes, objets de design, luminaires, vaisselle, gadgets, et un petit café avec vue dégagée sur la Tamise et London Bridge à deux pas...
Petit bémol : le prix d'entrée est assez cher (à moins d'être un enfant de moins de 5 ans), environ £12 pour les adultes, £7 pour les plus de 6 ans...
*Cliquez sur le trailer de l'exposition pour entrer dans l'univers de Paul Smith ! Les dates viennent d'être étendues au  22 juin 2014*.