samedi 25 mars 2017

Mother's day - Super maman à Londres (4)

Anita is standing just beside the flower stall she set up near the school gates. She is full of energy and determination. Today, I would like to celebrate this mum, at a very important date of the year. She will be running her third London Marathon on the 23 of April and raise money for Clic Sargent, a charity fighting against children's cancers. She aslo has a funding page, for those who want to guess her finishing time !
Five years ago, on the first day of spring, Anita let her little girl go. Elsie was fighting an unoperable brain tumor. Since then, Elsie's classmates have kept her in their hearts, a fighter and an incredibly strong personnality who did not attend the 5 following "back to school".
Last July, the Y6 children were ask to make a talk on their best memories of their primary school years. Jeanne stood up and said how she liked to run, laugh and play with her friend Elsie. That day, they all seemed so grown up, as opposed to her being "6 for ever". Everyone counts her "angelversary", each spring is related to her. Roses are a great tribute to her short life, for ever in our hearts.
Her mum would "move mountains", as we say in french, she says she gets it from Elsie and would never have done so many things without Elsie.
Jeanne and Eva came after the end of their school day, and helped with the last remaining pots. Last year, Eva made such a generous gift : she cut her long hair for a charity in memory of Elsie.  Everyone came to the hairdresser to get together. These moments are always happy and sad at the same time. Meeting Elsie has made the expression "friends for ever" so true.
She probably lets her mum use her wings for the marathon.
Devant ce stand de petits bouquets de printemps, Anita, une maman du quartier, est là avec sa détermination et son énergie. Dans quelques semaines, elle participera pour la troisième fois au Marathon de Londres, le 23 avril pour Clic Sargent, une association qui lutte contre le cancer des enfants. Elle a crée cette page pour ceux qui veulent deviner son temps de course et faire un petit don.Depuis 5 ans, le jour du printemps exactement, Anita a laissé partir sa petite Elsie, atteinte d'une tumeur au cerveau inopérable. La classe qu'elle a quittée a gardé le souvenir d'une petite fille combattante qui n'a pas fait les rentrées suivantes.
En quittant l'école en fin de cycle primaire en juillet dernier, les enfants ont préparé des discours pour évoquer leurs meilleurs souvenirs. Jeanne a partagé des images d'Elsie, qui courait et jouait avec elle. Qu'ils ont grandi depuis son dernier printemps, son "angelversary" est compté par nous tous, toujours un peu sidérés.
Sa maman déplace des montagnes pour le souvenir d'Elsie, toutes les actions qu'elle entreprend, seule, ou entourée de mamans du quartier, comme pour faire ces 200 bouquets qu'elle a vendus à la sortie de l'école. 
Après la sortie du collège, Eva et Jeanne sont arrivées pour aider à vendre les derniers pots. L'année dernière, Eva avait donné ses cheveux pour une association de soutien aux enfants touchés par le cancer. Toutes les copines et certaines familles étaient là, chez le coiffeur, pour l’événement. C'est toujours un mélange de joie et peine de se réunir pour Elsie. Je pense que le terme "friends for ever" a pris tout son sens avec cette rencontre. 
D'ailleurs, pour le marathon, elle doit certainement prêter ses ailes à sa maman.

A lire : les autres super-mamans : LilibéElisabeth Emilie 

mardi 21 mars 2017

Affordable Art Fair London




L'art contemporain accessible à tous, un projet qui donne envie d'aller jeter un œil (et là, mes enfants se demandent pourquoi faire une chose pareille, avec leur niveau de français un peu juste en expressions).
L’événement a lieu dans un bâtiment éphémère depuis 1999, au centre de Battersea Park. La même formule se décline dans plusieurs capitales d''Europe, ou d'Asie, Singapour, Hong-Kong, Séoul, et New York : on imagine mal de l'art "bon marché". Je n'ai encore franchi le cap d'un achat "oeuvre d'art" mais je retrouve ma copine Marion qui a déjà craqué l'année dernière ! 
Elle récidive pour d'autres artistes qu'elle avait repéré. Je l'accompagne dans ses coups de cœurs mais je m'arrête au coup d’œil pour cette fois. 
Je suis particulièrement attirée par les artistes qui représentent Londres, ci dessous, les gravures de Clare Halifax, les lieux iconiques de Londres par l'illustratrice Lucie Sheridan et les "robes géographiques" de la française Elisabeth Lecourt.
Clare Halifax
Lucie Sheridan
Elisabeth Lecourt 
Lisa Swerling réalise des mondes microscopiques, dans une petite boîte vitrée, à l'aide de cartes, saupoudrées de paillettes, on s'approche pour mieux admirer ses "cathédrales de verre" qui racontent une histoire.
Je termine avec ces 4 portraits de femmes. Dan Hillier dessine à l'encre noire et y associe des montages d'imageries victoriennes; et ci-dessous, Lucille Clerc qui anime ses portraits avec des végétaux. 
Lucille Clerc
Dan Hillier
Une petite pause pour reprendre des forces avant de participer à un atelier gravure (avec une presse) et s'essayer au style de Jackson Pollock. Une visite très éclectique, les gens repartent avec de grands cartons sous le bras !
Pour craquer de chez soi, un site de vente online d'éditions limitées : Print Club London

samedi 11 mars 2017

Bada Boom !

Après quelques mois d'hiver, les signes du printemps sont de plus en plus visibles. Même si cette saison est toujours trop longue à arriver, on l'attend avec impatience.
Londres et ses magnifiques parcs, la culture de l’extérieur, les piques niques organisés sur la couverture à carreaux, tout le monde s’apprête à redécouvrir qu'il y a une vie en dehors de chez soi.
En roulant à vélo la plupart du temps, j'observe les changements dans les parcs et l'évolution du quartier. Partout, l'ouverture et la fermeture de commerces amènent une nouveauté, un projet pas toujours bien accueilli. 
Bada Boom, restaurant rapide de viandes grillées au feu de bois (contre 3 mots seulement en anglais : Charcoal kebab kitchen) a attiré mon œil et ma gourmandise. 
Le côté graphique est toujours un plaisir pour faire quelques photos, surtout un midi de semaine où l'espace est disponible pour en profiter. L'espace se prête vraiment à la photo, c'est vraiment une nouvelle version du "Kebab" !

Nous avons commandé du poulet marinée à l'orange et grillés sur un pain plat (flat bread) accompagné de salade et de poivrons grillés. La carte est assez minimaliste et d'inspiration libanaise, avec plein d'herbes et de crudités croquantes. Ils servent du thé à la menthe, des bières artisanales et des cocktails pour le soir. 
Lu dans les critiques, "un Kebab où n'a pas honte d'aller !
"BabaBoom are making kebabs a dish you can be proud to be seen eating in public; a meal you’d happily introduce to your parents"
30 Battersea Rise, SW11 1EE

dimanche 19 février 2017

Imagine...

Un festival dédié aux enfants et aux adultes, c'est assez rare ! Ça se passe au Southbank Centre un espace culturel hors du commun.
Ce week-end, les 15 jours de festival s' achèvent et la dix septième édition était placée sous le thème des pays nordiques. Tous les mois de février, nous ne manquons pas d'y jeter un œil en famille. Ne pas se laisser décourager par le garage à poussettes - très impressionnant !
La grande richesse de ce festival est l'accès libre à de nombreuses activités, dans un espace où il se passe toujours quelque chose. On réserve à l'avance certains ateliers ou spectacles (comme les rencontres avec des auteurs-illustrateurs, les pièces de théâtre). Aujourd'hui, il y a une après midi "dansante" avec DJ, lumières multicolores, pour tous les âges, avec prêt de casques si besoin !
Un peu pris au dépourvu, nos enfants sont déjà trop inhibés pour vouloir danser, et encore plus encore pour nous laisser danser ! Nous abandonnons la piste de danse pour nous balader au gré des animations. 
Le centre Southbank, construit dans les années 50, est une merveille d'architecture. Face à la Tamise, il offre une vue imprenable sur la rivière à différents niveaux : le restaurant Skylon, chic avec ses grandes baies vitrées, une grande salle de restauration rapide au rez de chaussé et une terrasse extérieure avec un café au niveau 4.
Une installation de châles suspendus attire notre attention, "Falling shawls" de l'artiste finlandaise Outi Pieski. Elle a fait appel à 12 femmes Sami, du Grand Nord, l'un des derniers peuples aborigènes, pour réunir ces 1000 pièces, et les 35 000 pompons au total. Ils flottent devant les vitres du centre comme s'ils volaient, et pour l'artiste elle-même originaire de ce peuple nomade, les châles sont un moyen de perpétuer cette culture dans d'autres mondes. 
Un autre artiste a investit des demi niveaux avec des installations-cabanes, où les enfants s'amusent à entrer et sortir, enfin un lieu où jouer est fortement conseillé !
Juste à côté, une activité moins physique mais tout aussi interactive : la bibliothèque. Elle propose des livres et des puzzles, des niches dans lesquelles s'installer. Ce festival est prévu pour que les familles prennent le temps de partager des moments ensemble.  
Il n'y a pas de festival sur les pays scandinaves sans faire quelques constructions Lego ! La marque danoise a lancé un projet "construire sa ville du futur"et chaque création s'accompagne d'un petit texte explicatif écrit par son auteur, le tout rassemblé sur une table présentant l'oeuvre collective.
Le succès du festival tient à l'endroit très vaste, la variété des propositions, toutes tranches d'âges confondues, tout en évitant la saturation et les problèmes liés à la présence de nombreux enfants.
Nous sommes venus voir une pièce jouée par deux acteurs-serveurs au dîner d'anniversaire de Hans Christian Andersen. Ils nous entraînent autour d'une table dressée pour les invités-surprise : chaque convive est assis face à une assiette représentant un conte, Andersen lui-même préside la table. Sa plume s'agite lorsque lui vient l'inspiration. L'ambiance de la table s'anime au gré des convives et le public suit le spectacle debout !
Les accessoires rappellent "les habits neufs de l'empereur", "la petite sirène", "la petite fille aux allumettes", "le vilain petit canard", "la princesse aux petits pois"...et d'autres que nous ne connaissions pas. Nous sommes d'ailleurs un peu frustrés de ne pas en apprendre d'avantage. Il faudra faire quelques recherches de retour à la maison.
 Dehors, le soleil offre une belle lumière et nous partons sur les rives de la Tamise en profiter. Petit détour par la boutique du Centre, toujours de belles choses à voir !

vendredi 10 février 2017

David Hockney : des couleurs dans l'hiver

Le temps est froid et humide en ce moment. Les tableaux du peintre David Hockney promettent d'apporter un peu de couleur à ce matin gris de février. 
Une rétrospective de 60 années de créations vient d'ouvrir ses portes à la Tate Britain. Le style de ce peintre anglais né en 1937 est unique : par la taille des tableaux, les couleurs vives, la variété des supports et des paysages. David Hockney joue avec les perspectives et les points de vue. 
 La dernière pièce présente des œuvres réalisées sur Ipad et défilent sur des écrans numériques. La découverte de son univers est accompagnée par les commentaires qu'il a enregistrés pour l'audio guide ainsi que des interviews d'époque. Le tableau qui illustre l'exposition s'appelle Portrait of an artist, pool with two figures,1972. J'aime bien l'ambiance de ma première photo :  l'hiver anglais et l'affiche, si on regarde bien au sol, les ondulations de l'eau se reflètent sur le sol mouillé devant la Tate Britain.
La visite commence en Californie et se termine dans le Yorkshire ! David Hockney avoue apprécier particulièrement le changement des saisons en Europe.
David Hockney a passé sa vie entre la Californie et l'Angleterre. Il découvre l’Amérique des années 60 et s'y installe; il explique sa fascination pour les piscines présentes dans toutes les propriétés, résidences ou maisons individuelles. Il reproduit les mouvements de l'eau et des corps déformés qui nagent et travaille aussi le photo-montage avec des photos polaroids prises à différents moments.



 Les tableaux représentant le Grand Canyon sont particulièrement impressionnants; couleurs et perspectives.
Et puis David Hockney explique qu'il ressent le besoin de retrouver le Nord de l'Angleterre. Il met en valeur les maisons de briques et les forêts de son enfance avec des couleurs vives, une interprétation exotique du Yorkshire !
 En sortant, la boutique de l'exposition regorge de reproductions. Je tombe sur un livre très grand format posé sur un trépied, des éditions Taschen (dont certaines pages se déplient), si je pouvais le rapporter avec moi !
David Hockney, presque 80 ans aujourd'hui, avec le livre géant sur sa terrasse (représentée juste avant les photos du livre). 
Petit clin d'oeil à Paris, les tableaux sont travaillé sur l'Ipad !

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Exposition à la Tate Britain jusqu'au 29 Mai, avec tous les ponts, il ne faut pas rater ça !